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avec le collège Balzac - Alençon

Max Legoubé
Max Legoubé

FABRIQUE D'HISTOIRES

La ville ne cesse de s’agrandir. Elle transforme les paysages. Elle se développe et grignote les campagnes alentours. En ne cessant de grossir, la ville détruit sur son passage la biodiversité, l’écosystème et les terres agricoles. Jusqu’où s’étendra-t-elle ? Et quelle place laisse-t-elle à la nature dans ce développement constant ?
Pourtant, la ville attire les populations. De plus en plus de monde s’installe en zone urbaine. Ces migrations humaines laissent place à la construction de zones pavillonnaires identiques aux abords des villes. Ces nouvelles formes d’habitation incarnent un idéal de mode de vie pour beaucoup de personnes, laissant place à la propriété privée, questionnant alors la place du collectif et de la solidarité.

Ces problématiques seront au cœur du projet artistique et culturel mené avec les élèves du collège Balzac. A travers la production artistique, ils réfléchiront à l’attitude de l’homme envers la nature afin d’inventer l’avenir singulier dont ils rêvent. Ainsi, l’imagination rejoindra la réalité afin de créer un univers utopique. Le projet se réalisera selon deux étapes majeures : l’écriture et la mise en scène.

Une écriture collective pour un récit singulier
Rémi David, auteur, sera l’intervenant artistique en charge de cette première étape du projet. Il viendra à plusieurs reprises au sein de l’établissement pour mener des sessions d’écriture avec les élèves de 4ème. Dans un premier temps, il utilisera comme support le travail d’Hundertwasser. Peintre, penseur, architecte, humaniste et écologiste du début du XXe siècle, Hundertwasser a su conjuguer l’art, l’écologie et l’architecture. Il a dénoncé la rigidité de l’architecture classique et a prôné la dominance de la nature et le refus de conformité. Source d’inspiration de la Compagnie Sans Soucis pour les spectacles, et de Rémi David pour ses écrits, la philosophie d’Hundertwasser sera le point de départ de la création des élèves.

Produire un écrit à destination de la scène est un processus différent que la production d’une histoire, d’une nouvelle ou d’un roman. L’expérience de Rémi David dans ces deux domaines sera un atout lors de ses sessions d’écriture. Cinq ateliers dédiés à l’écriture auront lieu d’octobre à décembre 2019. À travers la création d’un scénario court, les élèves seront amenés à s’exprimer, mettre des mots sur des idées, des émotions et à partager avec les autres leur point de vue. En pratiquant l’écrit, les élèves seront confrontés à leur sensibilité, leur imagination et leur créativité. À partir d’idées individuelles mais dans une démarche d’écriture collective, ils devront produire par écrit une histoire destinée à la scène, particulièrement au théâtre de papier. Cette étape permettra de développer auprès de ces élèves le respect de l’autre, la tolérance, l’ouverture au monde et le respect de l’environnement dans lequel ils évoluent en tant que citoyens.

Le théâtre de papier pour une mise en scène poétique
Forme artistique de plus en plus connue du tout public, le théâtre de papier est associé au théâtre d’objets et aux marionnettes. Max Legoubé, metteur en scène et marionnettiste, transmettra son univers artistique aux élèves de SEGPA et créeront ensemble une courte création de théâtre de papier. Cette forme d’art est un formidable outil pour parcourir l’imaginaire des élèves. En effet, l’espace du théâtre d’objet et de papier, est un espace de jeu. Et le jeu a pour effet de poser une frontière entre le réel et l’imaginaire. Ainsi, les élèves pourront appréhender le monde qui les entoure à travers la fabrication d’un univers fictif.

Les élèves de 5ème SEGPA devront, à partir de l’histoire écrite par leurs camarades de 4ème, réaliser une mise en scène de théâtre de papier. Ils seront amenés à créer ces figurines en papier et à leur donner vie dans un mini décor de théâtre. Ils devront donc réfléchir, accompagnés de Max Legoubé, au choix du décor, à la scénographie ainsi qu’à l’apparence des personnages de la pièce. La ville et la nature seront les thématiques de la pièce, amenant les élèves à prendre conscience de leur environnement de vie. A travers cette prise de conscience, l’artiste sensibilisera les élèves au respect de la nature. Inculquer de telles valeurs aux élèves permettra de travailler avec eux sur le respect de l’autre. La finalisation de cette seconde étape, et du projet plus généralement, sera la fabrication d’un univers imaginaire fait d’objets et de marionnettes en papier. Les élèves de SEGPA rencontrent de grandes difficultés à exprimer leurs émotions. Ce projet va leur permettre de s’exprimer avec la matière dans le silence. La construction ma-nuelle d’objets amènera ces élèves à canaliser leur mal-être. Cette courte pièce sera présentée aux élèves du collège Balzac ainsi qu’aux familles des élèves impliqués dans le projet.

avec le collège Louise Michel - Alençon

Nathalie Baldo
Nathalie Baldo

Éboulis #1

Avec l’arrivée d’internet, des réseaux sociaux et des appareils technologiques omniprésents comme les smartphones, la société dans laquelle nous vivons s’est accélérée, changeant ainsi nos relations au temps. Quelle place donne-t-on au temps dans nos vies ? Plus particulièrement, laissons-nous la place à l’attente et à l’ennui ? Ce projet artistique et culturel viendra questionner les élèves de 6ème sur ce rapport que nous avons au temps.
Dans son nouveau projet de création intitulé Roches, Nathalie Baldo étudie les différences entre le temps géologique et le temps humain. Dans ce processus de création, l’artiste développe un projet d’action culturelle intitulé Les Éboulis ; un temps de partage, de rencontres et de recherches. Afin d’enrichir ce projet de laboratoire, Nathalie Baldo souhaite, en utilisant la danse comme expression artistique, interroger les élèves sur différentes thématiques : l’attente, l’ennui, la méditation, le repli sur soi, la solitude, la relation à la matière. Les différentes interventions de l’artiste seront guidées par un fil rouge : la patience des pierres et l’impatience de l’humain. Il s’agira pour les jeunes 6ème de réaliser avec l’artiste deux productions artistiques : une performance dansée avec des objets, qui seront des roches fictives, et la réalisation de mini vidéos de scènes chorégraphiées dans l’espace urbain sur des rochers réels.

Pour la première partie du projet, Nathalie Baldo travaillera avec les élèves sur la réalisation de la performance dansée. En parallèle de la fabrication d’une scénographie faite de roches fictives, les jeunes de 6èmeB bénéficieront d’ateliers de danse avec l’artiste afin de réaliser des successions de mouvements illustrant la différence de temporalité entre l’humain et le minéral. Tension/abandon, mouvement/immobilité, suspension/chute seront des notions au cœur de la performance dansée que les jeunes tenteront de retranscrire en gestes. Cette étape du projet les amènera à prendre conscience que la danse, et plus particulièrement le corps, sont des moyens d’expression. Les roches seront les partenaires de danse des élèves, ils joueront ainsi avec le poids et la gravité puis, chercheront à imposer leurs corps en mouvement parmi tous ces rocs.

Parallèlement aux ateliers de danse, les élèves devront réfléchir et concevoir avec l’aide de Nathalie Baldo, des éléments scénographie : des roches fictives. L’artiste proposera aux jeunes de réaliser ces éléments avec du carton-pâte, et échangera avec eux sur d’autres techniques d’arts plastiques utile à la réalisation d’une scénographie. Pour son spectacle Roches, l’artiste cherche à créer comme un décor de cinéma, à créer un univers sténographique qui rassemble le vrai et le faux. Nathalie Baldo appliquera ce choix artistique dans la réalisation du projet avec les élèves : créer des situations improbables et poétiques grâce au décor. Ici, les élèves prendront conscience de la place qu’occupent les éléments scénographiques dans la conception d’un spectacle de danse. La roche, élément scénographique du spectacle, sera le partenaire de jeu des élèves. Cette étape du projet amènera les élèves à étudier le minéral, le temps géologique, et à le comparer avec la relation qu’ils peuvent avoir eux-mêmes avec le temps.

Une troisième étape du projet artistique sera dédiée à la réalisation de scènes courtes dansées dans l’espace urbain. Les élèves iront se balader avec l’artiste dans leur environnement urbain : les alentours de leur collège, le quartier, leur ville. Ils marcheront dans les rues à la recherche de rochers réels sur lesquels ils pourront réaliser des scènes chorégraphiées transmises par Nathalie Baldo. Solo, en duo ou à plusieurs, ils reproduiront des mouvements sur l’élément naturel qu’est la roche, dans un environnement transformé par l’activité humaine qu’est la ville. Pendant que certains danseront, d’autres filmeront leur camarade afin de réaliser des capsules vidéos avec l’aide d’un vidéaste professionnel. Ces captations seront transmises lors de la restitution et intégrées à la scénographie de la performance dansée.

avec le lycée Jean Monnet - Flers

Laurent Champoussin
Laurent Champoussin

SUPERPOSITIONS #2

A travers ce projet de jumelage avec l’artiste photographe Laurent Champoussin, des élèves de 4e du collège Jean Monnet vont être amenés à se questionner sur le rôle et l’impact des images dans notre société. Comment une image vit-elle ? Quelle est sa valeur au regard de notre monde saturé de clichés ? En effet, les jeunes générations ont grandi dans une société où l’image occupe une place extrêmement importante en étant partout et tout le temps : des réseaux sociaux aux publicités, de l’internet aux mé-dias, nous sommes perpétuellement confrontés aux images. Mais comment traiter ces images et les mes-sages qu’elles laissent derrière elles ? De plus, l’arrivée des smartphones et leur usage quotidien posent la question de la photographie, du point de vue et de la durée de vie de ces images. Tout le monde prend des photos, tout le temps. Que racontons-nous à travers ces images ? Mais surtout, comment sont-elles interprétées par ceux qui les regardent ? C’est au travers de cette réflexion que Laurent Champoussin a été sollicité pour mener un projet d’éducation artistique et culturelle avec deux classes de 4ème du collège Jean Monnet.

Laurent Champoussin fait le choix pour ce projet de mettre en place une co-écriture avec les élèves afin de les aider à développer une réflexion sur leurs propres images et réaliser ensemble un projet inédit qui sera présenté au public. Ainsi, le projet se déroulera en plusieurs étapes. La première consistera à définir la thématique de l’exposition avec les élèves à l’issue d’échanges et de confrontations d’images. Le groupe devra se poser les questions suivantes : Quelles images montrer ? Pour quelles raisons ? Com-ment et où les montrer ? Chaque élève devra choisir une image, ancienne ou nouvelle et expliquer au reste du groupe pourquoi elle a de l’intérêt pour lui. Cette étape permettra aux élèves de travailler sur l’argumentation et les amènera à défendre leur choix. À partir de cette expérience, la thématique du pro-jet sera déterminée selon les envies et les préoccupations des élèves en collaboration avec leur profes-seure. Afin d’assurer une meilleure qualité de travail, les élèves seront divisés en plusieurs groupes pour les interventions de Laurent Champoussin.

La seconde période du projet sera consacrée à des séances de prises de vue en deux temps : en auto-nomie et avec l’artiste. Des notions techniques liées à la photographie seront intégrées dans cette étape du projet. Ces apports permettront aux élèves d’affiner techniquement le sujet. A partir de la première étape du projet les jeunes impliqués dans le projet devront se questionner quant au point de vue qu’ils adopteront pour la prise d’image : qu’est-ce que j’ai envie de raconter avec mon image ? Comment une prise de vue individuelle s’inscrit-elle dans un projet collectif ? Ainsi, accompagnés des deux enseignants et/ou de Laurent Champoussin, les jeunes iront se balader dans leur quartier, leur ville, leur établisse-ment, dans le but de réaliser des prises de vues seuls, selon leur point de vue, leur sensibilité et ce qu’ils souhaitent capter en image.

Une troisième étape du projet portera sur le dérushage des séries de photographies prises par les élèves. Laurent Champoussin les accompagnera dans le tri des images à garder afin d’apporter de la cohérence au projet. Ensuite, le groupe devra se questionner sur la destination de ces images : comment les montre-t-on ? Les élèves réfléchiront ainsi au vecteur le plus opportun : diaporama, édition, exposi-tion.

Enfin, la dernière étape du projet sera dédiée à la finalisation de la production. Laurent Champoussin reviendra au collège Jean Monnet une quatrième fois afin de travailler avec les élèves sur la scénogra-phie de l’exposition, ou la mise en page de l’édition, selon le choix qui aura été fait par le groupe. Les élèves devront donc se questionner sur la place de chacune des images sélectionnées afin de créer un ensemble cohérent et harmonieux sans jamais perdre de vue la thématique du projet. Ils devront sans cesse se poser la question « Qu’est-ce que nous voulons raconter ? » tout en réfléchissant à la valorisa-tion des photographies. Cette étape marquera la fin du projet et se terminera par un vernissage de l’exposition réalisée par les élèves, temps fort pour la restitution de ce projet artistique et culturel.

avec le lycée Marguerite de Navarre & Maréchal Leclerc - Alençon

Thibault Perrenoud
Thibault Perrenoud

HAMLET

Ce projet de résidence d’artistes aux lycées Marguerite de Navarre et Maréchal Leclerc se déclinera autour de plusieurs étapes :

La première étape sera consacrée à la rencontre des artistes de la Cie Kobal’t, Thibault Perrenoud, metteur en scène ainsi que les comédiens, avec le groupe d’élèves. En novembre, lors de la venue des artistes à la Snat61 avec leur pièce Hamlet, de Shakespeare, les élèves découvriront l’univers artistique de Thibault Perrenoud, au Théâtre d’Alençon. Ce temps permettra aux élèves d’assister au travail de la compagnie Kobal’t, au travers d’une adaptation d’un texte classique : Hamlet. Ce texte sera au cœur de la production artistique dans laquelle les élèves vont être impliqués. Cette découverte à la Scène nationale 61 leur permettra de s’initier à une langue poétique et de s’interroger sur la forme que peut prendre le langage classique dans un espace contemporain. Hamlet est un texte fort et puissant qui a posé les bases de la psychanalyse et de la philosophie. Il sera nécessaire que Thibault Perrenoud ait un vrai temps de médiation avec les élèves en amont du processus artistique dans lequel ils s’engageront ensemble. La thématique de cette pièce pose aussi la question de la capacité que nous avons à modifier notre vie. Vivons-nous une vie qui nous est imposée ? Où sommes-nous le seul et l’unique acteur de notre vie ? Quel rôle l’éducation a dans notre construction personnelle ? Doit-on réitérer les erreurs des générations précédentes ? La jeunesse peut-elle se libérer des fautes commises dans le passé ? Cette approche aura permis au groupe et aux intervenants de se rencontrer et d’établir un vocabulaire commun.

La seconde étape du projet amènera Thibault Perrenoud, metteur en scène d’Hamlet, à investir l’établissement scolaire durant une semaine. Il sera accompagné d’un des comédiens de la pièce dans l’idée de pouvoir diviser le groupe d’élèves afin d’assurer une meilleure qualité de travail. L’objectif de cette première semaine d’atelier de pratique sera de commencer le travail de mise en scène d’une forme courte d’Hamlet, adaptée spécialement pour le groupe d’élèves par Clément Camar-Mercier. Par le biais d’exercice de théâtre, les artistes souhaitent transmettre aux élèves le désir de se raconter en jouant sur scène. Pour Thibault Perrenoud, Hamlet est une pièce fabuleuse qui peut se monter seul, à quinze, à deux, à cinquante, et qui restera toujours formidable. Il tentera lors de cette semaine de résidence de transmettre cet amour qu’il a pour ce texte de Shakespeare, et accompagnera les élèves à dépasser leur appréhension de jouer une pièce de théâtre. En effet, la peur peut figer les élèves, voire les paralyser. Lors de ces ateliers, les artistes donneront des règles et des outils afin que chacun soit libre dans son jeu. Les élèves devront faire preuve de curiosité et de partage, afin d’aller chercher une intimité en chacun d’eux dans le but de s’ouvrir aux autres en tant que personne, ici, en tant qu’acteur. Les élèves qui ne souhaiteront pas jouer une scène pourront s’intéresser aux autres métiers du théâtre : aider à la scénographie, aux costumes, à la lumière, au son. Cette semaine d’atelier sera un espace de créativité et d’expression totalement décomplexé.

Dans un troisième temps, Thibault Perrenoud reviendra au sein de l’établissement, avec deux comédiens de la pièce. Les trois artistes seront présents aux lycées pendant une semaine complète à nouveau. Cette semaine sera dédiée au jeu. Les rôles de chacun auront été distribué lors de la première résidence (comédiens, scénographes, costumiers, ingénieurs son/lumières,…). Collectivement, artistes et jeunes adolescents vont travailler sur cette courte adaptation d’Hamlet et répéter intensivement comme le ferait une compagnie professionnelle. Cette rencontre entre élèves-acteurs et équipe artistique professionnelle donnera lieu à deux représentations publiques : l’une au sein du lycée et l’autre sur le plateau de la Snat61 au Théâtre d’Alençon. Ces temps forts de restitutions de la production artistique des élèves seront à destination de leurs familles, des équipes pédagogiques des deux établissements et des autres élèves des lycées. Ce projet sera l’occasion d’un échange intergénérationnel, d’un échange de pratiques, dans un objectif commun et sur une thématique commune.

Enfin, tout au long de l’année, les élèves seront confrontés à la création contemporaine, en assistant à des représentations de spectacles à la Snat61. Cela leur permettra de développer leur regard critique, en comparaison de leur propre production.

avec l'école Barenton - Alençon

Madamelune
Madamelune

Comprendre – Aïe & Ouille

Les adultes sont souvent impuissants lorsque les enfants se font mal ou ont mal. Et lorsque nous sommes enfants, comment exprimer sa douleur aux adultes ? Ces interrogations seront au cœur du projet artistique et culturel mené avec Sonia Bester à l’école de Barenton. Dans l’idée d’enrichir sa nouvelle création artistique grâce aux rencontres humaines, Sonia Bester souhaite s’intéresser à l’expression de la douleur chez l’enfant. La finalité de ce projet d’action culturelle sera la création de chansons ludiques autour du « aïe » et du « ouille » avec les enfants de l’école de Barenton ainsi que des artistes chanteurs et musiciens. Ces chansons seront créées à partir du récit des bobos raconté par les élèves eux-mêmes et auront une vertu thérapeutique.
Ce projet de jumelage se déroulera sur trois temps :

▪ La collecte de la matière : mettre des mots sur ses maux
La première partie du projet consistera à collecter la matière nécessaire pour concevoir les chansons. Pour cette première session de résidence, les élèves de GS-CP de l’enseignante Laure Blanchetière, lors de temps d’échanges et de partage avec l’artiste, devront exprimer de différentes manières les émotions liées à la douleur. Que disent-ils lorsqu’ils ont mal ? Comment un enfant exprime-t-il sa douleur aux adultes ? Mettre des mots sur les émotions n’est pas chose facile, et le dialogue n’est jamais évident entre enfant et adulte lorsque l’un deux ressent une douleur physique. Ainsi, le travail de l’artiste consistera à amener les enfants à parler de la douleur, de leurs bobos en créant un espace d’expression et de dialogue. L’expression de ses émotions permet la construction de soi. Apprendre dès le plus jeune âge à s’exprimer, à parler de soi et de ses ressentis seront les objectifs de cette première étape du projet. Sonia Bester utilisera différents outils : la parole, le dessin, le regard, le mouvement du corps et l’écrit.

▪ L’écriture et la conception des chansons : Aïe, Ouille !
Pour la deuxième étape du projet, Sonia Bester viendra à l’école de Barenton accompagnée d’un musicien afin d’écrire et de concevoir 3 à 4 chansons avec les élèves de GS-CP, à partir des productions réalisées lors de la première période de résidence. Les artistes élaboreront une base musicale et construiront le reste de la chanson directement avec les enfants : mélodie et paroles. Les enfants seront directement impliqués dans le processus de création d’œuvres artistiques, que sont ici les chansons. Ainsi, ils seront acteurs dans chacune des étapes du processus d’écriture puis de conception d’une chanson : la création d’une mélodie, l’association des notes et des airs, la place des paroles et la valorisation du texte. Grâce à cette deuxième étape les enfants constateront que ce qu’ils ont pu exprimer lors de leur première rencontre avec l’artiste servira à l’invention d’une chanson, cet élément favorisera l’identification et l’implication des élèves.

▪ L’apprentissage et la transmission : des chansons aux vertus thérapeutiques
Dans la volonté de créer du lien entre tous les élèves et les enseignants du RPI de Barenton, Sonia Bester et son musicien reviendront une troisième fois dans l’établissement afin de finaliser le projet de jumelage. Accompagnés des élèves de GS-CP, les artistes interviendront dans la classe de PS-MS afin de transmettre les chansons créées aux autres enfants. Le partage de cette production artistique permettra aux enfants de GS-CP de s’investir d’autant plus dans le projet et les responsabilisera en leur donnant un rôle de relais entre une œuvre artistique et leurs camarades d’école.

Enfin, dans la volonté de renforcer le lien entre les deux bâtiments du RPI situés sur deux communes différentes, un échange épistolaire sera réalisé tout au long du projet entre les élèves de GS-CP et ceux de CE1-CE2-CM1-CM2. Par des lettres ou des dessins, les enfants communiqueront autour du projet en racontant leur rencontre avec Sonia Bester et tiendront ainsi informé l’ensemble des élèves de l’établissement scolaire sur l’avancée du projet artistique et culturel dans lequel ils seront acteurs. L’artiste se prêtera également au jeu de la correspondance et fera ainsi rayonner son univers artistique auprès de tous les enfants scolarisés au RPI de Barenton.

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