Virgile Novarina

du lundi 19 au vendredi 30 mars

Théâtre d’Alençon

ouverture du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 13h à 18h30
vernissage et performance* de Walid Breidi et Virgile Novarina lundi 19 mars à 18h
Projection et atelier voir ci-dessous, le 29 et le 30 mars

*La bulle paradoxale, une installation intéractive sur le sommeil et l’éveil
entrée libre et gratuite

Installés en Normandie, Virgile Novarina et Marie-Sol Parant poursuivent leur route d’artistes. Lui explorant son propre sommeil, elle avec son piano et les bijoux de livres qu’elle édite. Partenaires dans la vie, leurs chemins professionnels se re- joignent pour la première fois à la Snat61 avec une exposition truffée de surprises.

Marie-Sol est le premier enfant de Titi et Jean-Luc Parant. Après avoir rencontré Jean Dubuffet et Aimé Maeght, elle décide d’arrêter l’école à douze ans, pour jouer du piano et travailler avec ses parents. Depuis 1978, elle accompagne fréquemment les lectures de son père au piano, sous forme d’improvisations faites sans connaître le nom des notes sur le clavier. Dans son atelier, elle réalise avec Titi et Jean-Luc « Le Livre ouvert I » et « Le Livre ouvert II », et participe aux préparations, installations, expositions, et publications de ses parents. A partir de 2013, elle réalise les livres « En somme » de Virgile Novarina, SYSTEME T de Pierre Tilman, « 8 personnages du Drame de la vie » de Valère Novarina, « L’Ecole des formes » de Michel Butor, « CORPS à CORPS avec l’âme » de Pierre Pinoncelli et « Télescope intérieur » d’Eduardo Kac. Virgile Novarina, lui, a toujours beaucoup dormi. À toute heure du jour et de la nuit. Par fatigue ou par plaisir. Depuis 2006, le fait même de dormir est devenu une part intégrante de son travail, sous forme de performances «En somme» durant lesquelles il dort publiquement dans des vitrines de magasins, des galeries ou des musées. Sa démarche tient moins de la recherche poétique que de l’exploration. Pour sa venue à la Snat61, il décide de pousser plus loin l’enquête. Tandis que l’artiste, branché à des capteurs, dormira de son plus profond sommeil, un programme créé par l’artiste numérique Walid Breidi, en interprètera les traces en images. En libres observateurs de sa recherche, nous serons invités à chahuter ses ondes cérébrales par notre présence et notre voix. Au menu de cette double expo: des livres d’artistes ; performances interactives et un film documentaire signé Virgile Novarina : « Télescope intérieur, une œuvre spatiale d’Eduardo Kac », qui nous entraîne dans l’aventure artistique et spatiale d’une œuvre d’art conçue pour l’apesanteur, réalisée à bord de la station spatiale Internationale par l’astronaute Thomas Pesquet.

Une exposition programmée par le Conseil départemental de l’Orne en
complicité avec la Snat61. Service de l’action culturelle,
Fonds départemental d’art contemporain de l’Orne.

Atelier de typographie avec Marie-Sol Parant, les 29 et 30 mars à 16h dans le hall du Théâtre d’Alençon
Chaque projection est précédée d’un atelier de typographie. Les participants pourront découvrir les procédés de composition avec des lettres de plomb, et l’impression sur une presse à épreuves. Ils pourront réaliser une carte postale typogra- phique et la garder

Projection de trois films sur le sommeil de Virgile Novarina et Jean Seban, jeudi 29 mars à 18h en présence des réalisateurs (1h15 de films, + discussion)

Projections ouverte à tous, gratuites
Depuis 1995, Virgile Novarina explore son propre sommeil sous forme d’écrits et de dessins, et le sommeil des autres sous forme de photos et de film. Depuis 2006, il réalise également des performances nommées « En somme », durant lesquelles il dort en public dans des vitrines de magasins, des galeries et des musées. Trois films sur le thème du sommeil réalisés par Virgile Novarina et Jean Seban sont projetés et présentés par les réalisateurs :

« Autour du sommeil » (12’, Virgile Novarina, 2005)
Petit abrégé de la vie des dormeurs, à l’usage des éveillés.
http://www.autourdusommeil-lefilm.com

« Virgile dort, 6 esquisses pour un film »(22’, Jean Seban, 2013). Best short documentary au Southampton International Film Festival.

Virgile Novarina fait depuis près de 20 ans une enquête sur le sommeil. Ses recherches l’ont amené à produire des « Ecrits et dessins de nuit » durant des micro-éveils, à dormir dans un laboratoire du sommeil à Brême afin que des chercheurs analysent les formes de son sommeil, et aussi à produire simplement une image du sommeil dans des lieux publics du monde entier : celle de Virgile dormant. La semaine du 21 au 26 janvier 2013 de 9h à 18h, il dormit le jour, dans la vitrine de l’Inlassable Galerie, 18 rue Dauphine à Paris. Pour chacune de ces journées, Jean Seban propose un film, comme une vision de cette performance.

http://www.jeanseban.fr/JS/Virgile_Dort_1.html

« Au cœur du sommeil » (39’, Virgile Novarina, 2016)
Une descente littéraire et philosophique à travers différents états du sommeil.
Avec Michel Butor (Matière de rêve), Clément Rosset (Route de nuit), Pierre Pachet (Nuits étroitement surveillées) et Jean-Luc Nancy (Tombe de sommeil)
http://www.aucoeurdusommeil-lefilm.com

 

 

Projection de trois films sur l’art, vendredi 30 mars à 18h, en présence du réalisateur (1h40 de projection + discussion)

Projections ouverte à tous, gratuites
Parallèlement à son travail sur le sommeil, Virgile Novarina réalise des films documentaires sur les artistes qu’il admire, dont le performer Pierre Pinoncelli, le peintre Jean Olivier Hucleux, et Eduardo Kac, qui vient de réaliser la première œuvre d’art dans l’espace, conçue pour l’apesanteur, en collaboration avec l’astronaute Thomas Pesquet.

« Have you taken your Pinoncelli today? » (Extrait de 8’, Virgile Novarina, A.p.r.e.s production, 2018)
Tueur de cochon, braqueur de banque, souillure de ministre, l’artiste performer Pierre Pinoncelli est connu dans le monde entier pour avoir uriné et cassé « Fontaine », l’urinoir de Marcel Duchamp, ce qui lui a valu deux longs procès et une lourde amende. Virgile Novarina prépare un long métrage sur tout le parcours de cet artiste iconoclaste et subversif, souvent mal compris. Extrait concernant sa performance « Diogène, 1er SDF? » réalisée dasn les rues de Lyon en 1994.

« Jean Olivier Hucleux, du travail à l’œuvre » (60’, Virgile Novarina, A.p.r.e.s Production, 2011). Prix spécial du jury au FILAF de Perpignan 2012
Peintre de renommée internationale, Jean Olivier Hucleux (1923 – 2012) fait partie des pionniers du mouvement hyperréaliste qui s’est développé en Europe et aux Etats-Unis à partir de 1969 : Hucleux peignait déjà à cette époque des cimetières de voitures d’une précision époustouflante, qui seront qualifiés plus tard d’hyperréalistes. A partir de 1974 Hucleux peint une importante série de portraits d’anonymes, d’écrivains et d’artistes grandeur nature : le portrait de Camille et de son père, les jumelles, Samuel Beckett, Antonin Artaud, Jean-Pierre Raynaud, Jean Le Gac, Roman Opalka, Erik Dietman, César, Arman, Warhol, Giacometti, Duchamp… Parallèlement, Hucleux fait depuis 1980 des dessins de « déprogrammation » : il dessine intuitivement, sans rien prévoir, tentant d’accéder à une mémoire oubliée, enfouie dans le cerveau de tous les hommes. De 2005 à 2009, Virgile Novarina lui a régulièrement rendu visite, caméra à la main, dans sa maison remplie d’oeuvres et d’objets insolites. Ce film est le premier documentaire entièrement consacré à cet artiste inclassable. Hucleux y dévoile spontanément sa passion pour la peinture, sa rencontre avec Vlaminck, le choix de son nom d’artiste, sa dyslexie, son don hors du commun. Il nous propose un voyage à travers plus de 60 ans de création, de ses premiers dessins d’enfance à son dernier travail en cours.

www.hucleux-lefilm.com

« Télescope intérieur, une œuvre spatiale d’Eduardo Kac » (35′, Virgile Novarina, Observatoire de l’Espace, 2017)

Conçue pour exister en apesanteur par l’artiste Eduardo Kac et réalisée à bord de la Station Spatiale Internationale par l’astronaute français Thomas Pesquet, l’œuvre « Télescope intérieur » pose le premier jalon d’une nouvelle forme de création artistique et poétique, libérée des contraintes de la pesanteur. Le film « Télescope intérieur, une œuvre spatiale d’Eduardo Kac », nous entraîne dans cette aventure artistique et scientifique, depuis la conception de l’œuvre dans l’atelier d’Eduardo Kac à Chicago, jusqu’à sa réalisation en orbite par Thomas Pesquet à 400 km de la Terre, lors de la mission Proxima de l’Agence spatiale européenne.
Avec Eduardo Kac, Thomas Pesquet, Gérard Azoulay, Hugues Marchal et Thierry Duquesne. Réalisation Virgile Novarina. Une production de l’Observatoire de l’Espace du CNES, avec le concours de l’ESA et le soutien de la fondation Daniel et Nina Carasso.

http://www.apres-production.com/edition_telescope.htm

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